Cette période délicieuse où le printemps s’affirme dans l’hémisphère nord tandis que l’automne déploie ses nuances dorées au sud de l’équateur. Pour nous, passionnés des profondeurs marines, ce mois représente un moment privilégié pour explorer certains des plus beaux sites de baignade au monde. La température de l’eau? Parfaite. La foule? Encore clairsemée. Les tarifs? Avant la haute saison. Que demander de plus?
Après avoir exploré les sept mers pendant plus de trois décennies, je vous dévoile aujourd’hui ma sélection personnelle des dix joyaux aquatiques à ne manquer sous aucun prétexte en mai 2025. Des criques méditerranéennes aux lagons polynésiens, en passant par les merveilles coralliennes d’Asie, plongez avec moi dans ce voyage extraordinaire.
Sommaire
- 1 Les calanques de Marseille
- 2 Plongée et snorkeling à Playa del Carmen
- 3 Les Maldives en mai
- 4 Zanzibar
- 5 L’anse Source d’Argent aux Seychelles
- 6 Bora Bora et son lagon mythique
- 7 Les îles Phi Phi
- 8 La baie de Kotor
- 9 Les Whitsunday Islands
- 10 La côte amalfitaine
- 11 Comment se préparer pour partir en Mai pour se baigner ?
Les calanques de Marseille

La Méditerranée recèle des trésors insoupçonnés. Parmi eux, les calanques de Marseille s’imposent comme l’une des plus remarquables merveilles naturelles de France. Ces fjords miniatures, sculptés dans la roche calcaire blanche, créent un contraste saisissant avec le bleu profond de la mer.
En mai, la température de l’eau oscille entre 17 et 20°C – certes vivifiante mais parfaitement supportable pour une session d’exploration sous-marine. L’avantage principal? La clarté exceptionnelle de l’eau à cette période, avant que l’affluence estivale ne vienne troubler les fonds.
Lors de ma dernière visite à la calanque d’En-Vau, j’ai été stupéfait par la visibilité sous-marine. À plus de quinze mètres de profondeur, j’apercevais encore distinctement les détails du relief rocheux. Les bancs de sars et de castagnoles évoluaient sans crainte autour de moi, preuve que la pression humaine restait encore modérée. Vous pouvez aussi voir les meilleures destinations de sources chaudes en France juste ici pour un autre séjour !
Plongée et snorkeling à Playa del Carmen

Changeons d’hémisphère et de style. Sur la côte est de la péninsule du Yucatán, Playa del Carmen offre un spectacle marin radicalement différent, mais tout aussi fascinant. Si les calanques jouent sur la minéralité, ici c’est l’exubérance colorée qui prime.
Mai constitue véritablement le mois idéal pour s’immerger dans ces eaux caribéennes. La température aquatique avoisine les 27°C – un bain tiède qui permet des explorations prolongées sans combinaison. Plus remarquable encore, cette période précède la saison des ouragans et la saison touristique massive.
J’ai récemment exploré le récif de Puerto Morelos, à quelques encablures au nord. La richesse chromatique des coraux mous m’a littéralement hypnotisé. Éponges tubulaires violettes, gorgones orangées, anémones fluo… Une palette digne des plus grands peintres abstraits! Sans parler de l’incroyable diversité des poissons tropicaux: poissons-anges, poissons-papillons et poissons-perroquets qui semblent rivaliser d’élégance.
Les Maldives en mai

Les Maldives… Ce nom évoque immédiatement des images d’atolls parfaits émergeant à peine d’un océan turquoise. Mais au-delà de cette carte postale, ce que j’apprécie particulièrement dans cet archipel, c’est l’incroyable écosystème corallien qui prospère sous la surface.
Mai représente une fenêtre climatique idéale pour explorer ces merveilles sous-marines. La mousson du sud-ouest n’a pas encore débuté, garantissant une mer d’huile et une visibilité optimale. L’eau, à 28-29°C, permet des immersions prolongées sans aucune sensation d’inconfort thermique.
L’atoll de Baa, classé réserve de biosphère par l’UNESCO, constitue mon spot favori. Lors de ma dernière expédition, j’ai eu le privilège d’évoluer parmi un groupe de raies mantas dans la baie d’Hanifaru. Ces géantes planaient avec une grâce infinie, effectuant des loopings pour filtrer le plancton. Un ballet aquatique dont je garde un souvenir ému, presque mystique.
Zanzibar

Quittons l’Asie pour l’Afrique de l’Est. Zanzibar, archipel tanzanien, offre une expérience balnéaire singulière où culture swahilie et trésors marins se conjuguent harmonieusement.
Le cinquième mois de l’année marque la fin de la saison des pluies, inaugurant une période idéale pour l’exploration aquatique. La mer, d’une température constante de 26-27°C, caresse la peau comme une soie liquide. Les récifs coralliens qui entourent l’île principale, Unguja, regorgent de vie.
Mon spot de prédilection? Les eaux autour de l’îlot de Mnemba. Dans ce sanctuaire préservé, j’ai observé des groupes de dauphins à long bec qui semblaient prendre un malin plaisir à accompagner nos plongées. Plus impressionnant encore, les tortues vertes qui broutaient paisiblement les herbiers marins, indifférentes à notre présence. Une proximité avec la faune sauvage devenue rare dans notre monde sur-fréquenté.
L’anse Source d’Argent aux Seychelles

Les Seychelles incarnent pour beaucoup le paradis terrestre. Parmi ses nombreuses plages fabuleuses, l’anse Source d’Argent sur l’île de La Digue se distingue par son caractère absolument unique.
Mai inaugure la transition entre deux moussons, offrant généralement une météo stable et des conditions maritimes optimales. L’eau, translucide et chaude (environ 28°C), permet d’apercevoir les moindres détails des fonds sablonneux depuis la surface.
Ce qui rend ce lieu véritablement exceptionnel? Les gigantesques blocs de granit rose qui émergent de l’eau, sculptés par les éléments depuis des millénaires. Ces formations géologiques créent des piscines naturelles abritées, parfaites pour l’observation des poissons tropicaux. Lors de mon dernier passage, j’ai passé des heures à contempler les ballets de poissons-coffres et de poissons-papillons qui évoluaient entre les rochers. Une expérience méditative, presque hors du temps.
Bora Bora et son lagon mythique

Continuons notre périple vers l’est, jusqu’à l’archipel de la Société en Polynésie française. Bora Bora, surnommée « la perle du Pacifique », mérite amplement sa réputation de paradis aquatique.
Mai correspond au début de la saison sèche polynésienne. L’humidité diminue, le ciel s’éclaircit, mais l’affluence touristique reste encore modérée. Les eaux du lagon maintiennent une température idyllique de 27-28°C, invitant à l’immersion prolongée.
La particularité du lagon? Sa structure géologique unique. Le volcan principal, aujourd’hui éteint, est entouré d’un récif corallien formant une ceinture protectrice. Entre les deux s’étend ce lagon aux nuances de bleu indescriptibles. Ma plus belle expérience? Une plongée au « jardin de corail » près du motu Tapu. J’y ai observé des coraux tabulaires géants, certains atteignant plusieurs mètres de diamètre. Ces structures vivantes, âgées parfois de plusieurs siècles, abritent une biodiversité stupéfiante: poissons-clowns, labres, napoléons… Un véritable aquarium naturel.
Les îles Phi Phi

Revenons vers l’Asie du Sud-Est, plus précisément dans la mer d’Andaman. L’archipel des Phi Phi constitue l’un des joyaux marins de la Thaïlande, malgré une notoriété parfois écrasante depuis certain film hollywoodien avec Leonardo DiCaprio.
Mai représente une excellente période pour explorer ces îles. La saison des pluies n’a pas encore débuté, garantissant une mer calme et une visibilité sous-marine optimale. L’eau, à 29-30°C, offre un confort thermique idéal pour les longues sessions d’exploration.
Loin des sites surpeuplés comme Maya Bay, j’ai découvert des criques secrètes accessibles uniquement par bateau traditionnel à longue queue. Dans ces havres préservés, j’ai nagé parmi des jardins de coraux mous aux teintes fluorescentes. Plus mémorable encore, ma rencontre avec un petit requin à pointes noires qui patrouillait nonchalamment dans les eaux peu profondes. Ces prédateurs timides, parfaitement inoffensifs pour l’homme, constituent un indicateur fiable de la bonne santé de l’écosystème.
La baie de Kotor

Changeons radicalement d’ambiance en revenant vers l’Europe. La baie de Kotor, au Monténégro, offre une expérience aquatique singulière qui mêle patrimoine historique et beauté naturelle.
Souvent qualifiée de « fjord méditerranéen » bien qu’il s’agisse techniquement d’un ria (vallée fluviale submergée), cette baie profonde présente des caractéristiques marines uniques. En mai, l’eau atteint progressivement les 20-22°C, rendant la baignade fort agréable sans la cohue estivale.
Ce qui m’a particulièrement captivé lors de mes explorations sous-marines ici? La visibilité exceptionnelle qui peut dépasser 30 mètres dans certaines zones. Les parois rocheuses plongent verticalement dans les profondeurs, créant une ambiance presque mystique. Entre deux immersions, j’ai contemplé les villages médiévaux qui se reflètent dans l’eau miroir – une symbiose parfaite entre patrimoine humain et splendeur naturelle. Ne manquez surtout pas la petite île artificielle de Gospa od Škrpjela avec son église baroque; plonger à proximité vous offre une perspective unique sur ce joyau architectural.
Les Whitsunday Islands

Direction l’hémisphère sud et l’Australie. L’archipel des Whitsunday, composé de 74 îles situées au cœur de la Grande Barrière de Corail, constitue un véritable paradis pour les amateurs d’exploration sous-marine.
Mai correspond à l’automne austral – une période idéale caractérisée par des températures douces, une humidité modérée et surtout, l’absence des méduses mortelles qui infestent ces eaux pendant l’été local. La température maritime oscillant autour de 25°C reste parfaitement confortable.
Mon expérience la plus mémorable? Une plongée au large de Hardy Reef. Là, j’ai observé un spectacle qui devient malheureusement rare: des coraux en parfaite santé, vibrants de couleurs, non affectés par le blanchissement qui frappe tant d’autres sections de la Grande Barrière. Particulièrement émouvante fut ma rencontre avec une tortue imbriquée centenaire, dont la carapace patinée témoignait d’une longue vie océanique. Elle m’a toisé avec une curiosité tranquille avant de reprendre sa nage gracieuse vers les profondeurs bleutées.
La côte amalfitaine

Terminons notre périple mondial par l’Italie méridionale. La côte amalfitaine, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, allie de façon unique beauté naturelle et raffinement culturel.
Mai, encore une fois, constitue la période idéale pour profiter pleinement de ce littoral accidenté. Les températures printanières réchauffent progressivement la mer Tyrrhénienne jusqu’à 19-21°C – certes vivifiant mais parfaitement agréable pour les explorations aquatiques. Surtout, vous éviterez ainsi l’affluence massive qui submerge cette région en haute saison.
Lors de mon dernier séjour, j’ai découvert de minuscules criques secrètes accessibles uniquement depuis la mer. Entre Positano et Praiano, ces havres de paix offrent une intimité rare dans cette région pourtant touristique. Sous la surface, j’ai été fasciné par les tombants rocheux tapissés de gorgones rouges et d’éponges colorées. Plus surprenant encore, les vestiges archéologiques submarins disséminés le long de la côte – amphores romaines et fragments de marbre témoignant de l’antique présence humaine. Une plongée dans l’histoire au sens propre comme figuré.
Comment se préparer pour partir en Mai pour se baigner ?
Pour tirer le meilleur parti de ces destinations exceptionnelles, un équipement adapté s’avère indispensable. Au fil de mes trois décennies d’exploration marine, j’ai affiné ma sélection de matériel pour atteindre l’équilibre parfait entre performance, confort et respect de l’environnement.
Pour le snorkeling, privilégiez un masque à grand champ de vision avec une jupe en silicone hypoallergénique. Les modèles à verres correcteurs constituent une révélation pour les porteurs de lunettes! Un tuba à soupape supérieure empêchera efficacement l’eau de pénétrer lors des vagues légères.
Pour les plongeurs certifiés, mai représente une période idéale pour voyager léger. Dans la plupart des destinations citées, une combinaison shorty de 3mm suffira amplement. J’apprécie particulièrement les modèles en néoprène écologique, fabriqués à partir de pneus recyclés ou de plastique océanique récupéré.
N’oubliez pas l’aspect protection solaire, crucial pour ces longues sessions d’observation aquatique. Les crèmes minérales (à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane) offrent une protection efficace sans nuire aux coraux, contrairement aux filtres chimiques conventionnels qui contribuent au blanchissement. Et pour découvrir nos hôtels aquatiques en France, on a fait un top 10 pour vous !
Passionnée par les parcs aquatiques, je vous montre les bons plans dans le monde !




